Le cyclisme, sport de roi avec une petite reine.
S'il
est un sport exigeant, c'est bien le cyclisme. Le vélo, c'est ou on
aime à la passion, ou on abandonne et on passe à autre chose.
Beaucoup
ont la chance de commencer cela jeune, c'est bien plus facile, et de
pratiquer le vélo tel un jeu, un amusement. Ceux qui s'y mettent plus
tard, sauf à être déjà sportifs, tels que les triathlètes qui y
réussissent très bien, ont plus de difficultés, ils sont plus exigeants
que dans leur jeunesse, font cela plus sérieusement et sans
l'amusement, c'est souvent la souffrance qui est au rendez-vous.
Débuter
en vélo lorsque l'on est entré dans l'âge adulte n'est pas une partie
de plaisir, pourtant combien d'années de plaisirs ensuite puisque le
cyclisme peut être pratiqué jusqu'à un âge avancé.
Le vélo, l'école de la souffrance, l'école de la vie et des valeurs.
Pratiquer le cyclisme en club est une affaire personnelle qui ne
regarde que soi, beaucoup sont individualistes et préfèrent organiser
leurs périples en solitaire, d'autres préfèrent les clubs et leur
ambiance, leur âme. C'est dans ces clubs que l'on peut apprendre les
valeurs que le cyclisme développe : savoir s'engager dans une démarche,
un projet, respecter sa condition physique, son corps, se faire
apprécier des autres et les respecter pour oser les embarquer dans un
périple qui risque d'être leur galère. Le cycliste est celui qui sait
se faire petit et observateur, autant de lui, des autres que des
contrées et villes qu'il traverse.
Enfin le cyclisme et tout de
même un sport qui peut se pratiquer seul, en groupe, le jour, la nuit,
en plaine, en montagne, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente. Seule
contrainte il nécessite un double investissement, un vélo de qualité et un coeur gros comme ça, tant en qualités physiques qu'humaines.
La
Préparation en matière de cyclisme repose avant tout sur le fond, le
fond est le début de la forme. Le fond consiste à faire des kilomètres,
cela constitue une base, un capital. Sans le foncier, je ne suis bon à
rien. Le travail doit être progressif, vouloir faire 400 km en 24
heures, nécessite au delà d'un bon moral un entraînement de fond
certain.
Ainsi il convient de multiplier les sorties et d'augmenter
progressivement. Participer à un 400 km en 24 heures peut se faire en
quatre mois de préparation en passant des sorties de 60 kms puis 80 kms
puis 100, 150 et 200 voire 250. S'agissant de km par sorties, il est
d'autant plus intéressant de les multiplier avec par exemple des
sorties le samedi et le dimanche. J'ai pu de la sorte effectuer un 400
km en 24 heures avec comme assise 1.200 kms dans le dernier mois dont
un week end de 480 kms (Marseille - Nice et retour le lendemain).
D'une
autre manière j'ai pu constater du bienfait de la multiplication des
sorties, sans pour autant que le kilométrage soit important. Ainsi
pendant quelques années, je me rendait à mon travail en vélo, soit
moins de 4 kms mais deux fois par jour, 5 jours sur 7. Et le dimanche
je me trouvais plus en forme que les copains de randonnée. Cette
remarque est aussi valable en course à pied. Il m'est arrivé de
préparer une de mes premières participations au Semi Marathon de
Marseille Cassis à coup de sorties quotidiennes n'excédant pas 5 kms
avec une sortie hebdomadaire plus longue, et le temps d'une heure
trente en restera honorable.
La Préparation en matière de cyclisme est spécifique selon ce que l'on veut faire. Il m'est même arrivé de compléter des entraînements de Marathon par des séances longues de vélo. Le tout est je crois d'arriver à travailler dans l'effort spécifique de ce que l'on recherche. Un effort long en vélo se préparera avec des séances longues de vélo. Un effort sur une courte distance se préparera par des séances ou la rapidité d'exécution sera recherchée. Il faut exagérer le sens dans lequel on travaille, sprint, montagne, endurance, et le ramener à un dixième sur le temps d'exécution passé pour un exercice, et puis répéter l'exercice. Ainsi pour développer la puissance, il m'arrive de faire comme travail spécifique des séances complètes sur le gros braquet, à un rythme peu élevé, avec peu de battements cardiaques, puisque ce n'est pas le but recherché. Pour des séances de rythme, on peut tout au contraire répéter un exercice consistant à sprinter sur 200 m, pour ici faire monter les pulsations cardiaques et le rythme de pédalage, le braquet sera choisi en conséquence. De ces deux exemples, on peut à loisir construire ses propres séances en orientant ce que l'on fait à ce que l'on recherche.
Une bonne alimentation nécessite de connaître les règles de base de la Nutrition chez le sportif.
Il
n'y a pas d'alimentation particulière au cyclisme que l'on ne retrouve
pas dans les autres efforts que je qualifierais d'endurants.
La
règle étant qu'il faut charger la machine avant l'épreuve en
remplissant les réservoirs avec les meilleurs carburants qui soient :
les sucres lents.
Les sucres lents sont bien évidement les pâtes, le riz, les pommes de terre, de préférence non raffinés.
Les
sucres lents cela veut dire aussi, bannir quelques peu les sucres
rapides que les tartelettes, les gâteaux, les sodas ... Tous les
produits raffinés ont leur équivalent dans la gamme des produits non
raffinés, lesquels apportent plus d'énergie. A noter les excellents
sucres apportés par les fruits.
Quand charger la machine :
Pour une épreuve de 24 heures de vélo, il est recommandé de manger des
sucres lents durant les quinze derniers jours avant l'épreuve.
Durant
l'épreuve, il convient de respecter ces règles avec des apports en
céréales, ou barre d'énergie en faisant attention à leurs taux de
sucre, qui ne doit pas être trop important. Le dosage entre sucre lent
et rapide n'est pas aisé mais sera mieux éclairé par un exemple :
durant le triathlon de Nice, où la dernière épreuve est la course à
pied, les ravitaillements sont réguliers avec des postes alimentés en
soda, mince un sucre lents, seraient ils donc fous coté organisation ou
se seraient ils fait embarqués par leurs sponsors sur le dos des
triathlètes; le soda est un super carburant, qui brûle vite, qui tient
peu, qui est trop sucré et qui donc fait chuter les performances dès
lors qu'il a été consumé, le truc alors consiste à le diluer dans de
l'eau et à espérer que le prochain ravitaillement ne soit pas dépourvu
de ce soda.
Le sucre lent rapide, super carburant par
excellence ne fait pas bon ménage avec les sucres lents préalablement
stockés, et l'organisme préféra ce sucre là à tout autre.
Durant l'épreuve, il convient aussi de manger des éléments quelques peu salés pour prévenir les crampes.
Pour aller plus loin voir notre article Alimentation dans le cadre du sport
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